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Pour les adeptes
des grands huit et les adeptes des manèges à digestion externe
que nous sommes, 16 PAC nous laisse sur notre faim. Avec son
electro habilement mélangée à une pop inoffensive, le duo
utilise le même canevas sur la quasi totalité des huit titres.
Le frisson sera à chercher ailleurs donc, pas dans blind et
ses effets de voix manqués, ni dans life is infinite et sa
violence latente. On le trouvera quand le duo découvrira le
mot danger dans son dico, laissant deux structures s'affronter
(invisible). On le touchera vraiment sur letters from L.A.,
morceau aventureux et prenant. Le bémol c'est que la montée
progressive est trop en ligne de fuite pour 16 PAC qui laisse
ses morceaux prendre la première marche d'un escalier roulant,
la laissant aller plus haut, avec une vitesse commune. Dans
My heart is full of music, Emma parle d'un coeur rempli de
musique, et il est indéniable qu'elle dit vrai, sauf que son
coeur, et c'est bien normal, est le dernier lieu où la part
des choses se fait avec un discernement en rapport avec la
composition. A découvrir et à suivre car dans le champs des
erreurs, celles-ci sont minimes.
Gerald
de oliveira
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