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Multiple et complexe
Aereogramme sont de retour avec un album dans lequel les affairistes
n'auront que le droit de se prendre un direct du droit d'un
groupe qui dans une unique chansons peut mélanger le Mogwai
le plus violent (conscious life for com boy) au lyrisme des
Flaming Lips sans les stigmates d'une greffée du visage. My
heart has a wish that you would not go est déjà un album où
on n'y chante bien, voir très bien, mais surtout un album
où le lyrisme ne leste pas les élans, ne rend pas l'atmosphère
aussi lourd qu'un documentaire de Rossif sur l'extermination
des mercières. Orchestral, mélodique, Aereogramme devient
un genre de waterboys sans les artefacts trop visibles d'une
histoire celte. Multipliant les entrées, Aereogramme semble
avoir percé l'entrée que le gang de Tim Booth semblait garder
en couverture de laid une banane à la main, car " my heart
has a wish that you would not go est de cette trempe, celle
des albums sans temps mort avec des tubes en puissance (barriers
ou a life worth living) et des liaisons à faire pâlir de jalousie
le moindre chercheur culinaire. Il ne faut pas chercher bien
loin l'album de ce début d'année (avec le belone quartet)
un disque qui ne cesse de graviter haut autour d'un astre
qui nous est vital, le soleil. Aereogramme signe ici une série
de chansons qui réclame aussi son statut d'indispensable.
Poignant et beau.
Gerald
de oliveira
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