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Le raccourcie
de l'histoire est ainsi fait que le jour de la sortie (enfin
!) des œuvres cinématographique de Guy debord (et le jour
de naissance de votre serviteur), le memento tumori de audiopixel
fait son entrée dans le monde. N'y voyait pas un parallèle
de par l'utilisation du latin. N'y voyait aucun parallèle
juste l'envie peut être de mêler des sons (rumori brouillon)
avec le discours le plus terrible et juste de l'époque contemporaine,
en rêvant d'une dimension épique de l'histoire sous le feu
des arpéges mélodiques. En utilisant des instants du " parler
" plutôt que du " chanter " audiopixel procède à une mise
en abîme d'une musique qui parle de sa construction en se
construisant en direct. On ne déroge pas dans cet album à
la ligne de fuite en avant contre la torpeur ou le repos.
Memento tumori nous surprend à chaque instant (velocity ballerina)
pendant nos instants de passivités auditives, faisant mine
de partir, de nous prendre par la main sur une route balisée
avant de lâcher les fantômes (origami mon ami). On pense souvent
à David Grubbs tout au long de ce disque (tiens un porteur
de lunette ronde) un poète trop honnête avec ses contemporains
pour que ceux-ci l'admettent dans leur caste. Plein de signes
ne trompent pas, quand on en veut à la vie on la réduit à
sa plus simple expression ou on la cadenasse, audiopixel lui
est autant un cri d'amour de la liberté qu'une alerte contre
la possibilité de ne jamais se réveiller. Memento tumori ou
l'alerte, le cri, le rugissement dans l'économie et la volonté
du juste. À la porte du dialogue.
Gerald
de oliveira
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