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Qu'il est dur de se lever le matin pour affronter le froid
glacial de la campagne, les pieds dans la neige et la tête
coupée, lacérée par un vent aussi glacial que claire chazal.
Le caleçon long, les gants, le manteau testé par les mabouls
de l'aventure n'y feront rien, seule la mousse de mon casque
muni de easy to cook réussira à me faire avaler cet hiver
interminable, donnant à la neige une couleur bleutée, et au
vent déplaçant la neige des toits, des allures de rouleaux
magiques. Austin lace a certainement connu comme moi des problèmes
de température, paraissant sur ce magnifique cd en tenue plus
que chaude, le tout agrémenté de couleurs chaudes et guillerettes,
comme peut l'être cette musique, qui donne au sourire
des raisons de ne pas demander l'asile politique chez les
adeptes odorants de bigard. Classe (wax) et entraînante l'attitude
d'Austin lace n'est pas d'en montrer mais plutôt dans donner,
avec la fraîcheur de l'enfant qui ne connaît pas encore les
lois des grands des rancoeurs et des mauvais coups. Pop dans
sa plus grande veine, easy to cook est le disque que l'on
attendait de belle and sebastian sans son maniérisme ou des
Boo radleys sans son penchant noisy. Demandant de garder notre
naïveté, les Austin lace ne le pense pas pour mieux nous faire
avaler ce que d'autres réussissent à faire avec de tel précepte,
non ici la naïveté est aimante et formidablement mise sur
un trône du bas duquel des trompettes rigolardes portent un
nez rouge. Austin lace nous réchauffe, et pas que l'extérieur.
Un vent chaud et doux.
Gerald
de oliveira
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