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Un nouvel album
de Beck n'est plus un événement depuis le triptyque Mellow
gold, one foot in the grave, odelay. Le blondinet a grandi
et sa discographie n'a fait que grossir dans une indifférence
à peine voilée par un achat à la fois compulsif et malgré
tout quelque peu curieux. Après ce long silence Beck hansen
agrandi une discographie dans laquelle on a peine à trouver
des raisons d'espérer, une suite d’album comme une mer d'Aral
qui aurait connu son apogée très précocement. L'aridité gagnant
du terrain, Beck a pris son temps comme un écologiste en plein
tri sélectif pour faire grandir et pousser des chansons qui
sans renouer avec un passé aventureux dispendieux et jouissif
redonne des raisons d'espérer. Si l'on passera sur le marketing
post crise et catastrophe pas naturelle dans le milieu du
disque, The information est un disque honnête. Un disque dans
lequel Beck réutilise des vieilles ficelles mais surtout retrouve
ses fringues de loser magnifique et acclamé, des fringues
dans lesquels il se préservait d'une prise au vent de la facilité.
Après une traversé que nous jugerons peut être abusivement
du désert (mais la nappe phréatique commençait elle même à
se tarir) Beck renoue avec le jeux et l'envie de dérouter
pour notre plus grand plaisir. Un retour en forme pas encore
olympique mais lui permettant de se rejeter à l'eau. Réchauffement
de Beck.
Gerald
de oliveira
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