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A ma grande surprise
les Bluetones sont encore en vie, continuant à sortir des
disques alors que je ne les pensais pas autre part que dans
le grand cimetière de la pop anglaise. Je m'étais arrêté à
une prestation malouine (il y a plus de dix ans) pensant qu'au
même titre que les compagnons de cuvés, les Shed Seven, Marion,
Sleeper ou autres Menswear, le groupe avait splitté laissant
parfois à l'un de ses membres le droit de sortir d'un anonymat
dont d'autre font bien de ne pas sortir. Ce cinquième album,
éponyme confirme que le temps ne passe pas vite, que les aspérités
de la vie n'ont parfois par d'incidence sur une volonté indéfectible
de faire de la pop. The Bluetones peuvent alors dormir tranquille
ayant acheté un terrain à vie malgré les règles de la propriété
anglaise, travaillant une matière qui ne fait plus que recette
chez les acheteurs de meubles ikea par nostalgie de l'exiguïté
du logement de leur période étudiante. The Bluetones est donc
un retour vers le futur, une sucrerie, un nounours que l'on
achètera sur le comptoir de la boulangerie plus par désir
de résilience que par envie.
Gerald
de oliveira
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