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En voyant la photo
du dossier de presse de Border crossing j'ai pensé à Massive
Attack. Trois types dont un clone du caverneux Daddy G, une
prédilection pour l'histoire du rap est une bonne dose de
mystère sur une pochette tout en nervures. Après une écoute
de Ominous ma pensée allait encore vers Massive Attack et
pourtant Ominous n'est pas un album de trip hop. Certes la
voix féminine de More to life (ominous) nous ramène au tube
de la Massive Attack et l'écho masculin n'est pas sans rappeler
le tricky juvénile. Mais alors, autant de points d'achoppement
sans être commun ne pouvaient que nous amener aux mêmes conclusions
qu'a l'époque de blue lines. Mais avons-nous assez de recul
. Avons-nous jaugé Flightpath à l'aune du jazz divergent ?
Avons-nous encaissé Future blues sans un protége coup de foudre
immédiat ? Original heads n'a-t-il pas déjà trop regardé en
arriére et nous pas assez ? The return ne nous met-il pas
les sens dans tous les états pour mieux nous manipuler ? Et
dance for your life n'est il pas le contrôleur parfait de
nos gestes de notre posture ? Autant de questions pour le
moment sans réponse, comme Ominous l'est avec la concurrence
(en existe-t-il une?....Une question de plus !). Border crossing
fait une entrée remarquée proche d'un sang vital coulant dans
des nervures. Ne soyez pas en retard d'un chef-d'œuvre, le
temps nous donnera raison.
Gerald
de oliveira
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