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Pour ce troisième
opus Bo Weavil a utilisé comme à son habitude, une pelle,
une pioche et pas mal de sueur. C'est certainement ce manque
d'hydratation qui finira par assécher une voix de plus en
plus proche d'une grotte, de plus en plus datée. Car c'est
là la grande force du combo français, c'est de réussir à donner
du sépia à un disque de 2006, et se légitimer, dans nos oreilles
naïves à la suite des standard incunables de l'histoire du
Blues. Comme on recevait le reader digest comme un précis
de vulgarisation avant de se plonger dans la littérature que
l'éduction nationale nous présentait maladroitement, Mo Diggin
est peut être la passerelle scolaire pour une découverte quasi
scientifique du Blues. Bo Weavil un professeur dont la méthode
va donner des courbatures au tenant de l'art de la transmission.
Tous au premier rang.
Gerald
de oliveira
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