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Si je crois en
une religion à fort cœfficient de chance de me conduire à
la guerre, je suis souvent monothéiste, et en proie à des
envies de ne pas laisser les autres trop longtemps prendre
une direction qui n'est pas la mienne (oui si j'ai raison
c'est que l'autre à tord). En musique c'est pareil, les jeunes
affublés comme des gravures de modes de l'agence nique la
peau lisse ne transpire pas un amour sans limite avec les
adeptes de la frange dans les yeux et des pantalons à mettre
des cure-dents dedans. Les Brakes ont probablement des jambes
anémiées de coureur de 10 000 mètres, mais ont aussi le déhanchement
d'une attraction dans un zoo humain. Loin de la pensée unique
et de la direction d'un crabe idiot, les Brakes font de leur
nouvel album une salle de prière dans laquelle le plus est
vraiment l'ennemi du moins, et les possibilités de ne pas
en découdre par manque d'ouverture et remplacé par la jalousie
de ne pas savoir cohabiter la diversité au sein d'une entité
unique. Programme religieux, vision politique, il ne faudrait
pas trop en faire face à ce bon groupe pop qui révolutionnera
la musique autant qu'un électroménager convivial révolutionnera
les soirées chez vos amis. The beatific visions à la charme
d'un film de Kalpisch, une auberge espagnole où belle & sebastian,
le punk le fall ou la country cohabitent en donnant du grain
à moudre au monothéiste de l'international de la pureté contre
le mélange. The beatific visions n'est pas le prochain lieu
de pèlerinage des déçus de la grotte des miracles, mais donnera
aux adeptes du deux en un des raisons d'espérer en la pérennité
d'un dix en un. Amen.
Gerald
de oliveira
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