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Je cale mes pas
dans les pas de Pumuckl. Pumuckl, le meilleur ami d'ADA, ou
peut être son ennemi intime que l'on adore surtout adoré,
mais au fond ce type nous pourri la vie autant que la peluche
du même nom doit les briser menu aux tête blondes outre Rhin.
Car oui, à votre grande surprise Pumuckl m'énerve, m'exaspère,
faisant de mes journées, après chaque sortie de son laboratoire
personnel, des moments de servilité que le repos arrive tout
juste à s'échapper. Un de ses devanciers avait eu le même
impact sur ma laisse musicale, car depuis le début des années
90 quand il pleut les bras m'en tombent, quand février approche
je chante, les lapins sont mes copains et je ne parle même
pas des oiseaux vers lesquels toute mon admiration va. La
comparaison n'est pas inopportune, même si Pumuckl est moins
francophile (à mon grand désespoir) que Monsieur A, il touche
à quelque chose d'impalpable et d'inexplicable qui fait que
l'on se sent tout de suite proche de ce type à la fêlure sensible
rien que dans la voix. Le binôme Carbone qui ouvre ce EP impose
son atmosphère à tout le reste, tout ce qui nous entoure est
d'un coup sous l'effet de carbone, sous son joug, sous sa
coupe. Carbone devient dés lors génial comme au bout de trois
minutes quarante, que Pumuckl descend finissant par un let's
go to bed plein de signifiant. Mais qu'est-ce le carbone,
si ce n'est une pierre précieuse qui n'aurait pas réussi.
Le cousin sans lumière de cette même pierre. Et c'est toute
l'ambivalence entre les deux parties de ce jeu entre ombre
et lumière. A ce jeux Pumuckl va y jouer tout au long de ce
disque notamment sur un Buprénorphine qui nous fait peur,
qui fulmine dans ce que pourrait être le chant d'une église
nouvelle. C'est bien là, la nouveauté de ce Pumuckl nouveau,
un chant qui s'envole qui s'irradie, se chauffe tout prêt
du ciel sans se brûler, car tout le monde le sait le soleil
ne brûle pas les esprits purs. Prêt du feu, prêt de la glace
(mission accomplie) dans les failles laissées dans la glace
par le passage de Sigur Ros, Pumuckl mais là plus précisément
Stéphane chante une vie=une seconde, une suite légitime à
sommeil léger, avec ce brin d'immortalité des naïfs qui fera
que je vais danser devant vous. Monsieur Pumuckl, merci d'exister.
Gerald
de oliveira
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