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Nous avions croisé High vintage il y a de cela deux ans, et comme la rencontre avait été constructive nous avions invité le groupe sur une de nos compilations. Si le premier EP laissait un goût bizarre dans nos oreilles (je tiens à rappeler que sur ADA nous mangeons par les oreilles) c’est que les parisiens jouaient comme si une mère supérieure surveillait faits et gestes, faisant de l’électricité une raison d’excommunication. Gageons à l’écoute de « futher/better » que la mère a depuis mangé sa soutane et son missel, car l’émancipation du groupe est réelle. High Vintage signe ici un EP à forte teneur en son attractif. En plus d’un durcissement des guitares, le groupe trouve des recettes miracles pour faire avec des couplets basiques des tubes en béton, le liant résidant en des refrains au dosage parfait. Les deux premiers titres explosent à la tête avant que « my pension » explosent en plein vol, comme si Noir Désir reprenait Nick Cave en oubliant son crucifix dans les toilettes. Quitte pour cette frayeur, « blind ! » remettra les pendules à l’heure via une ballade rock sublimée elle aussi par un refrain instrumental à faire pleurer un très froid commissaire aux comptes. Plus matures, plus en confiance aussi pour changer de cadence avec « fahrenheit » , chanson de revendication basique. Sautillante, mais lassante « farenheit » précédera « easier with a twin », titre de fin de disque, morceau comme échappé du précédent EP, morceau sage et surjoué par passage. Mais High Vintage au final carbure au super, jouant avec certains codes pop rock, sans ambitionner de révolutionner le genre dans un grand trip paganiste. Souhaitons leur maintenant de continuer l’évolution.




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