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Après un premier EP sans prétention, juste collant à l’air du temps, Jordan nous arrive avec un LP étonnant de maturité, comme un diable sortant de sa boite. Mélangeant un rock noisy et bruitiste et une rythmique dansante, le groupe convoque l’esprit du premier album des Liars pour le décortiquer et lui donner des airs de Dévo démoniaque qui trusteraient les claviers pour des guitares sans arpèges. Paroles hurlées plus que chantées, elles se fracassent, même parfois contre notre mémoire négative renvoyant l’image d’un molko sous excitant (monument). Il y a donc deux façons d’appréhender le titre, mais une seule façon de le comprendre, les dominos sont ceux que l’on alignent pour mieux les faire tomber dans leur totalité, un travail de patience avant de tout détruire, comme un plaisir de modernité, car celle-ci ne se nourrit que de destruction. Gageons Jordan de détruire notre scepticisme via un titre comme "Say My Name Three Times in San Francisco", morceau qui ne pourra pas rester dans l’ombre. Grand disque énervé et dansant.




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