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Domestic Wildlife
de Daau (die anarchistiche abendunterhaltung), cinquième album
des anversois c'est pas du cinéma, et pourtant, ce disque
enregistré de façon live aurait pu servir à un film de Wim
Wenders par exemple, quand celui-ci savait encore faire du
cinéma et non pas du name dropping comme attrape mouches festivalières.
Présenté comme le combat des instruments classiques avec la
musique moderne, Domestic Wildlife trouve son originalité
dans sa façon de distribuer les rôles à contre courant de
l'histoire. On se trouve désorienté de trouver l'accordéon
jouer le rôle principale de pédanterie (jolie pied de nez)
et la clarinette être un instrument émouvant le temps du morceau
phare, le très beau wish you where it. Univers à part (un
de plus dirons les déjà nostalgiques de Pluton) Domestic Wildlife
redonne à la musique instrumentale un intérêt autre que le
comblement du vide sonore, une certaine idée de la réflexion
par le son.
Gerald
de oliveira
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