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Del Cielo énumère,
un catalogue de manquements ou de possessions mettant en lumière
(mais cela était nécessaire) que notre société est avant tout
consumériste, l'idéologie de la possession et du tout pognon.
Derrière cela Del Cielo glisse sa poésie froide le tout récité
sous des rythmes hypnotiques qui font de la lèche au rock
à l'image de vive la fête. A la fois désabusé et ironique,
le constat de Del Cielo nous ramène à notre condition le tout
dans une ronde quasi joyeuse. La vie est une petite pute qui
brûle et ce n'est pas un hasard si Del Cielo chante cette
ignominie pour les cathos intégristes, car ce disque doux
et amer n'est qu'une boucle qui nous amènerait presque au
suicide si ce n'était pas que de l'art (ou du cochon ?). Sans
franchir le pas irréversible il sera conseillé de se procurer
le plus rapidement ce EP détonnant, histoire aussi de la ramener
chez notre banquier qu'il chante ces chansons avant de vous
parler de notre découvert. Comme ils disent rester bancal
avant tout. Position forte.
Gerald
de oliveira
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