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Dire
que l'on attend autant d'un nouvel album de depeche mode que
d'un improbable album de my bloody valentine serait faire
preuve d'un aplomb villepinesque. Revenant à intervalle régulier
l'ex gang des garçons coiffeurs est de retour, (après une
escapade solo infructueuse) plus pour nous mettre un méchant
coup de vieux que pour nous projeter vers l'avenir, car playing
the angel est un disque noir, sous l'ombre pesante d'un passé
récent qui a fait de DM un groupe de nouveau écouté sans honte.
Mais pas seulement pour cette raison, car DM n'est pas dupe,
et si le groupe ressort de la vaisselle de la première période
du mariage, c'est peut-être qu'à l'aune du passé l'on peut
mieux considérer un présent trop près du mur. C'est john the
revelator qui mettra le mieux en lumière cette dualité que
la mélodie de suffer weel terminera de cadrer. DM ne cache
même pas ses intentions via un pain and suffering in various
tempos, épitaphe à un enregistrement pendant lequel des fantômes
ont dû rôder, mais surtout pendant lequel un groupe a dû avoir
le vertige, et pas seulement celui du mur. Le calendrier des
postes déplumé, rien n'est impossible.
Gerald
de oliveira
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