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L'un des chroniqueurs
du webzine britannique " A Musical Priority " l'écrivait récemment,
dans un monde parfait Alterkicks atteindrait les hauteurs
du classement des singles. Et renverrait Garou et Michel Sardou
dans les rayons réfrigérés d'une quelconque grande surface
de banlieue pour contribuer à l'écoulement du stock des produits
Reflets de France. Eux qui se baignent avec délectation dans
l'eau croupie d'une " Rivière de leur enfance " qui accueille
en son lit son flot de nostalgie faisandée. Malheureusement
nous résidons en France. Et l'on ne connaîtra pas la jouissance
inhérente à la présentation de " Do Everything I Taught You
", premier des trois morceaux de cet EP aguicheur, sur le
plateau du Hit Machine. On passera alors une nouvelle fois
à côté d'un morceau pop parfait. A côté d'une structure flamencoisante
portée par la voix " gorge serrée " de Martin Stilwell et
zébrée par les guitares smithiennes (et ouais encore !) de
Michael Oates. 3'15 d'histoire de la pop, de la Mersey aux
Doves. On ne reprendra pas non plus en chœur l'un des refrains
les plus accrocheurs de ces derniers mois. En lieu et place,
Willy Denzey trustera les accessit et on ne pourra qu'espérer
qu'il " n'existe pas ", ainsi qu'il le gémit. A des fins de
consolation, on explorera alors " The Cannibal Hiking Disaster
" et la démo " Do Me A Favour ". Deux morceaux solides qui
promettent beaucoup, le premier parce qu'il convoque avec
finesse l'esprit d'un Clinic qui ignorerait le fonctionnement
de ses machines, le second parce qu'il colle un bourdon monstre
mais délicieux avec une simple guitare et deux filets de voix
mêlées. On guettera donc Alterkicks au coin du bois. Si tout
se passe bien, ils substitueront leur monde parfait à ces
stars à baffer.
Benjamin
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