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Curieux personnage. Dèjà rien que pour la feuille de presse
qui pour une fois vaut largement le coup d'œil. Jim nous raconte
une histoire, qu'un autre Jim, Mr Jarmusch aurait pu mettre
en scène. Une description d'une certaine Amérique, celle qui
vit dans la poussière. En tout cas Jim White avec ce somptueux
Drill a hole va puiser dans les racines, forcement noires,
de la musique, les meilleurs sucs. De la soul, de la country,
du folk…Jim White semble dépeindre au travers de ce disque,
son mal de vivre, tout en gardant la porte ouverte vers un
espoir, espéré, mais conservé dans le whisky. Une cigarette
au bec, on le voit aisément, sa guitare en bandoulière, arpentant
les lignes droites bitumées d'une étendue sèche. Et la seule
chose qui lui reste est sa musique, cette musique qui la pousse
à continuer son chemin. Jim White ne peut être autre chose
qu'un lonesome cow boy. Drill a hole est un fantastique recueil
de groove, de dépression bluesy, un concentré d'Amérique,
la bande son idéale pour le prochain film de Jim Jarmusch
qui décidément revient à chaque fois qu'on écoute ce disque.
Un jour Jim White, ce O'Brother du 21ème siècle, sortira du
Texas, les santiags un peu usées, pour venir siroter un bourbon
dans la vieille Europe. Ce jour là nous pourrons nous vanter
d'avoir vu un vrai cow boy. Mais cet homme porte mal son nom,
Jim Black aurait été surement plus approprié. Un grand disque.
En vous remerciant.
VInz
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