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Il y a quelque
chose de rassurant dans l'arrivée de ce disque de Dumas. Nous
sommes habitués depuis une bonne vingtaine d'années à ne connaître
de nos amis Nord américains (Canada et Québec) que sous ses
aspects les plus extrêmes que ce soit dans le bien comme dans
le pire du pire. Combien d'Arcade Fire, GYBE, Neil Young entre
autres contre les avancées quasi guerrières de ses brailleurs
et brailleuses des comédies musicales ou autres chanteuses
de cabaret de la mièvrerie et des assistant pétomanes en mal
de reconnaissance des moutons. François Bayrou était pour
moi un concept impossible dans cette partie du monde (je le
rappelle Bayrou est un concept, le numéro 10 ultime). Pas
de rond central, de table ronde, ou encore même de nombril.
Et puis Dumas est arrivé. Avec ce nom qui a de la semelle
et une connotation diverse que l'on soit érudit ou téléphage,
Dumas est le premier (à mon avis) québécois à pourvoir se
frotter à notre milieu de tableau (je rappelle qu'en France
le haut est masqué et le bas adulé) à nos chanteurs comme
le beau Raphaël (si si Raphaël est beau et il le sait) à nous
plaquer sur des textes à la profondeur d'une piscine en période
de restriction préfectorale une musique aussi tiède qu'un
coca frais dans une boutique de la SNCF. Le cours des jours
est un album bouche-trou, la liaison entre ce que l'on peut
écouter et le reste que l'on préférera ensevelir même vivant.
Disque centriste et salvateur me dissuadant d'aller procréer
au Québec ou au Canada dans l'optique d'avoir un extrême,
du bon côté de la balance. Je ne sais pas …oui mais moi. Cali
au pays de Garou.
Gerald
de oliveira
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