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Chaque année a son lot de groupes enflés par une critique
en mal de papier vendeur. Le premier groupe avec avant tout
un look et sachant tant bien que mal aligner deux trois accords
en braillant des inepties aussi grosses qu'une tumeur au cerveau
de n'importe quel lecteur des livres d'Amélie nothomb, remporte
les suffrages sur papier. Après les strokes l'an passé qui
tenaient la route, c'est au tour cette années des raptures,
et je ne sais pas ce qui se passe mais cette vague très tendance
est plutôt de bon ton, voir une bonne pioche certes revival
mais en complète adéquation avec un principe simple dynamique
plus talent et respect de l'histoire égal plaisir. Emmené
dés l'entrée par le cultissime et ravageur Olio, echoes ravage
sans y paraître tout sur son passage, alignant des tubes comme
d'autres alignent des perles. Faisant allégeance à une histoire
qu'ils ont appris par coeur, nos raptures font preuve d'une
gloutonnerie raffinée, capable de moment de grâce absolue
(open up your heart / infatuation) ou de sauvagerie bon enfant
et distractive (house of jealous lovers) sans que l'ensemble
ressemble à un patchwork sans lien. Même le très dansant i
need your love trouve sa place. Echoes, tout comme l'album
des strokes l'an dernier, restera car il est chargé d'une
marque intemporel mais dans la cas des raptures cette marque
est teinté d'un plaisir d'héboniste authentique. Un echoes
jusque dans les referendums de meilleurs disques de l'année.
Gerald
de oliveira
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