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Un freaks, voilà
ce qu'est Daniel johnston pour une bonne partie de son auditoire,
content de sortir le soir assister au concert du gros à la
voix limite et aux textes d'enfantillages d'un homme qui n'en
est pas un. Ici Daniel a plutôt été une anomalie dans le paysage
musical américain certes, mais aussi la pureté de la pensée
dans un emballage brut véritable tornade qui démolira le peut
de défense que nous possédons. Pour ce nouvel album studio
depuis le très policé et grandiose Fun, c'est la rencontre
entre notre doux dingue et le maître de sparklehorse Mark
linkus. Combinaison de la crudité et de la cradité, nous allions
bien voir. Le résultat ne fera qu'amener regret tant les idées
sont restées entre deux étages, jamais poussées au bout. Pour
cet album Daniel aura le droit entre autre a des arrangements
que mercury rev connaît mais en plus cheap (must). Dans ce
meli melo des complaintes (syrup tears) des pop song énergiques
(mountain top / love not dead) se battent au milieu de morceau
d'anthologie (love enchanted) ou d'amour interminable, comme
une grande fête sous un crâne, mais sans la fête. La frontière
entre le mauvais goût le voyeurisme et la réelle volonté artistique
est plus que jamais ténue (you hurt me) ou magnifiquement
maîtrisée (wish). Mais la frontière n'existe plus quand sous
je ne sais quel prétexte living it for the moment passe en
fin de disque comme un poignard dans notre coeur, celui d'un
ami de la famille qui voit un membre être au centre d'un jeu
de foutage de tronche à son égard, car si chez Daniel tout
peut dérailler (power of love, the) tout est touchant et la
grandeur d'âme est souvent à la hauteur de son handicap. Reste
à ce demander si nous ne serions pas nous-mêmes avant tout
des gens à soigner. Ce disque n'est pas une thérapie, juste
un grand moment de plus de sincérité, gros mot de notre société
mais réalité unique de Daniel dans ce monde où gasper n'est
là que pour masquer un amour impossible et beau. Définitivement
les larmes aux yeux.
Gerald
de oliveira
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