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Calexico est souvent
mis en avant pour deux raisons. Tout d'abord on aime ou on
lui reproche son côté typé avec le folklore mariachis, mais
les membres du groupe vivent à Tucson Arizona (reprochons
nous à la compagnie créole de faire du……..Oui oui de la daube).
Second qualificatif pour ce duo c'est d'être pour beaucoup
(murat notamment) la meilleure section rythmique du monde,
oubliant bien vite les chansons du groupe, et ses instrumentaux
diaboliques ou intrigant quand le groupe s'attaque à un post
rock incongru au milieu de cette chaude mélancolie. Avec ce
nouvel album il va falloir enfin s'attarder sur le talent
d'écriture, et surtout sur le chant, nouvel instrument maîtrisé
et aérien du groupe (sunken waltz). Calexico se transforme
lorgnant vers le meilleur de chris Isaak (quattro) et s'ouvrant
des portes de sorties de leur univers sur un paysage monstrueusement
grand et beau pour l'une des plus belles du groupe (black
heart), la mélancolie comme seule compagne à l'ombre. Magistrale.
Close behind, véritable ballade suave sous le soleil cherche
une ombre sensuelle dans ces grands espaces, pour la bande
son d'un western de grande classe. En plus d'être sensuelle,
la musique de Tucson peut se faire troublante, surtout le
soir sur woven birds aussi collant qu'aventureux pour une
valse entre la terre et l'espace. Magnifique. Pour clôturer
le tout, Joe Burns et Convertino font de la pyrotechnie avec
du beau. Ils enchaînent un instru jazzy et polymorphe (attack
el robot attack) à une valse mexicaine (across the wire) avec
tout, le folklore, les cuivres mélancoliques pour une pure
distraction. Ils continuent par une ballade tranquille à la
lumière de la bougie (dub latina) sentant le sable du dehors.
Avec Guero Canelo c'est pour la fin de soirée non loin des
vieilles canailles du buena vista social club, avant de déployer
un éventail (crumble) celui de cette bande de Tucson, sur
une pure merveille jazzy, BO d'un Bogart de haute facture.
La fin se fera post rockienne (no doze) comme le duo aime
se les inventer, charnelle et terrible à la fois, comme l'est
la musique de calexico. L'art de la fête mélancolique. Viva
Calexico.
Gerald
de oliveira
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