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Comment pouvoir
se remettre d'un tube aussi énorme que muschaboom, et bien
en en écrivant de plus grand vous répondrait Feist. Toujours
accompagné de l'indispensable Gonzales, Feist se promène sur
the reminder dans des domaines divers et variés, lui offrant
le droit de jouer de toutes ses gammes. Quoi de plus différent
que so sorry, ouverture classe et démonstrative et I feel
it all tuerie chantée avec un sourire gigantesque (quand je
vous parle de tube). The reminder semble avoir été enregistré
dans les plaines d'un far west plus proche de l'idée que nous
pouvons nous en faire avec le bar d'Al Swaringen que du cinémascope
de John Ford. Tout parait si bien rangé que le doute s'installe
vite, et que la prospection démarre. Si les sols sont ornés
de tapis c'est pour y glisser des insectes bancals, si les
tableaux décorent les murs c'est pour mieux y laisser de la
poussière et des possibilités de provoquer la toux et l'accident,
voir les cascades en chaîne. Ne nous trompons pas, Reminder
n'est pas le disque d'une aimable canadienne qui plutôt que
de chanter des chansons sur le mal être souhaiterait se voir
confier le prochain naufrage d'un paquebot en croisière. Reminder
est le disque d'une folkeuse bien dans son temps (the park)
mais loin de son époque, une chanteuse qui ne se grime pas
pour se présenter à vous, mais qui change tout autour d'elle.
La bulle Feist n'a pas encore explosé, elle continue son voyage,
se laissant porter par les courants chauds, elle, qui ne prend
pas le froid pour une fatalité, mais pour une souffrance de
plus. The reminder, le droit à la beauté simple.
Gerald
de oliveira
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