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Nous avons tant
et tant de pierres bien plates dans nos poches et à nos pieds.
Tant de pierres à lancer à fleur d'eau pour les voir rebondir
et rester comme en apesanteur à la lisiére de la crête de
l'eau. Tant de pierres à voir danser entre les vagues. Tant
et tant que je préférais les garder en main de peur de perturber
le ballet de ces oiseuax au-dessus de ce garde manger naturel.
De ces pierres nous en firent des plumes, nous nous vimes
alchimistes, nous offrant le droit de ne plus poser sur nos
pieds et partir au gré des courrants au gré des vents. FTW
est l'inspirateur de cette histoire. Des références voyantes
et écrasantes commes des cailloux même plats et un sens de
l'envol du plaisir de connaitre le sol par autre chose que
ses pieds, de voir le haut des choses en les survolant. Habitués
depuis Mercury Rev, Flaming Lips ou autre Grandaddy, à des
groupes américains à fort désir de beauté cachée, l'arrivée
de cet album de FTW ne dérogera pas à la règle. On ne peut
que se surprendre à perdre pieds à l'écoute de ces œuvres
soignées et grandioses. Une perte d'équilibre au milieu d'un
flot d'orchestration à la mesure de l'amplitude d'un oiseau
marin. Quand dans un bateau les oiseaux suivent c'est que
l'on jette du poisson. Dans les jours à venir vous allez suivre
un bateau du nom de FTW, un bateau à la carrure d'un grand
voilier des films en technicolor. Album de cet été finissant.
Gerald
de oliveira
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