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Another Record est
une institution nécessaire, indispensable dans ses choix artistiques,
dans sa philosophie de la dissémination de la musique et son
travail sur la distribution alternative, une mine d'artistes
singuliers, atypiques, de personnalités habitées. Comment
oublier la découverte d'Half Asleep avec la sortie de l'album
" Palms and plums ". Comment passer à côté du sublimissime
premier opus de Dana Hilliot and his friends " I was a rabbit
and I won ", les sorties de Luis Francesco Arena et Lunt,
des songwriters qui ont depuis fait leurs preuves soit sur
d'autres labels soit en tant que producteurs (voire les deux)
et les artistes plus discrets tels que Jullian Angel, The
Wedding Soundtrack, Gina Artworth, qui creusent leur sillon
avec humilité et passion. Et des petits nouveaux, toujours
plus talentueux , avec notamment Odran Trümmel. Les petits
trésors d'arts bruts que constituent leurs sorties " Musique
en marge " avec notamment Delphine Dora. Sans oublier les
compilations " Sweets for the wild " qui ont permis de découvrir
bon nombre d'artistes de la scène indie-folk / indie-rock
française et belge. Et puis il y a eu ce discours sur les
licences libres, l'activisme avant tout le monde avec les
Creative Commons License, depuis adoptées par de nombreux
autres labels prestigieux en tant qu'alternative à la distribution
traditionnelle, castratrice aussi bien pour les structures
que pour le public dont certains multimilliardaires tentent
de formater le cerveau. Il existe en réalité tout un réseau
de labels amis soit sur le fond soit sur la forme. En témoigne
la réalisation du portail " Music for sensitive people " ou
encore la " Radio des gens normal ", des projets initiés par
des membres ou des proches d'Another Record Des activistes
de premier ordre donc, dont les initiatives sont à présent
reconnues par les médias les plus significatifs de l'hexagone
(Les Inrocks, une récente apparition à l'émission " Système
disque " sur France Inter, Chronicart , etc…).
Une reconnaissance méritée dont nous nous devions de faire
l'echo. Nous ne pouvions donc pas ne pas nous fendre d'un
focus sur le plus énorme micro-label qui soit, de ce côté-ci
de l'Atlantique
.
Michel
M


site:
Gerald
de oliveira
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