| |
Nommer the sun
son album quand on s'appelle The Fridge est aussi antinomique
que de parler d'homme droit en parlant de Patrick Besson.
Fridge continue de s'amuser et nous avec eux, de cette musique
décontracté et joueuse qui ne se prend pas la tête ni la notre,
en dépit d'un style qui a force d'abstraction s'est pris souvent
les pieds dans le tapis de la vacuité ces derniers temps.
Pas simplement des instrumentistes qui cherchent les instants
magiques, Fridge est aussi capable d'harmonies somptueuses
comme clocks, qui touche à ce qui rend la pop populaire, l'immédiateté.
Un post rock décalé donc qui ne s'embarrasse pas avec le passé,
injectant du jazz quand le rock est appelé, jouant du folk
lunaire (la dernière) quand le cataclysme est annoncé. Fridge
prend la lumière dans une cloche à vide, la faisant frissonner
sous le gel.
Gerald
de oliveira
|
|