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J’ai toujours appris à me méfier des disques qui commençaient
trop bien, sachant que sur un bateau la figure de proue est
toujours la première à fendre la brume. For the chosen few
commence plus que très bien, c’est un début de rêve, un cauchemar
en monté, un chant la trouille aux tripes, un chant proche
de brian (ridiculous) Molko le maniérisme énervant en moins.
Out of the blue est un tube. Une orgie sonique, un repas pantagruélique,
cinq chansons en une, valant à lui seul une chronique de la
taille d’un album du sus Brian nommé plus haut. La suite ne
sera malheureusement (mais pouvait il en être autrement) pas
à la hauteur de cette déflagration. On nagera entre ballade
rock entre sigur ros et placebo (beyond my lines) entre le
froid et l’envie d’en découdre dans le feu, et ballade plate
dans un acte faible. Si la souffrance est présente elle se
console d’être portée par un chant qui sait s’affirmer sans
partir dans des exercices de voltiges qui ne lui conviendrait
pas, et c'est bien-là que cet album de for the chosen few
peut se targuer d’être une réussite, c'est qu’il gravite autour
de quelque chose, le touchant du regard sachant qu'il brûle.
For the chosen few a le feu… à l’intérieur .
Gerald
de oliveira
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