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Toronto
reste toujours aussi loin de Glasgow suivant les géographes
et les politologues. Geogaddi nouvel opus des écossais de
boards of Canada pourrait bien remettre les choses en question
avec Geogaddi, paysage vierge de 23 parcelles toutes plus
blanches les unes des autres. L’animalité y est absente ou
parfaitement cachée derrière des falaises de glaces. Espaces
immenses certes mais parfaitement balisés car chez les boards
la musique c’est mathématique………on ne rigole pas avec cela.
Mais pas de ton professoral pour autant, ces maths ce sont
l’air du temps, celui d’un froid chaleureux mais rigoureux.
D’une parcelle à une autre le changement est en douceur, rien
ne nous brusque c’est proche de l’anesthésie. Il y a dans
cette façon de concevoir la musique quelque chose de proche
de la prophétie sauf qu’ici chacun prend ce qu’il veut, banalisant
le discours politique à des fins giratoire ou encore étayant
une idée selon laquelle rien n’est mieux que dans l’instant.
Un disque difficile mais instantané, une disque de droiture
et de courbe, un disque à la sensualité glaciale, un disque
d’hiver coquin ou malin. Demain les caribous seront orange
et ils vous diront bonjour, à vous de savoir s'il faut répondre
ou passer votre chemin…….une écoute de Geogaddi vous en donnera
peut être la réponse, quoique si le soleil enregistre les
jeux seront fait. Disque majeur.
Gerald
de oliveira
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