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Cette compilation
du maître reprenant son oeuvre ouvre par New partner et son
You always on my mind. Cette phrase résume parfaitement ce
que Will Oldham représente pour ce pauvre chroniqueur que
je suis, et ce ne sera pas une chronique que cette lecture,
mais une lettre d’un fan qui ne supporte plus la question
même de la liste sur une île déserte, prenant uniquement l’integrale
de will oldham avec hope comme décoration d’une voile de radeau
pour retrouver Bonnie. On craignait que ces musiciens de compagnie
piétinent des chez d’œuvre comme gulf shores, riding ou west
palm beach. On craignait de ne plus aimer ces chansons qui
semblaient nous demander de la chaleur, ou qui nous en donnait.
Mais que craindre d’un type pouvant souffrir de la comparaison
le temps d’un duo avec johnny cash. Will oldham c’était ce
type frêle des lys tatoués et des fringues sans nom, mi cowboy
stretch, mi clochards célestes au milieu d’une forêt inondée.
Will oldham a toujours su brouiller les pistes, allant aussi
bien chez albini que dans l’electro la plus binaire et sèche,
se construisant un collier ou bien encore jouant les marquis
avant de mieux se plonger dans un ésotérisme crispé. Greatest
palace music récite une partition, lui ajoutant des couleurs
mais ne l’allégeant jamais de ces monstres rampant de ses
affres mortelles de ses combinaisons de noms pouvant amener
à la mort. On prendrait bien le temps d’entendre la discographie
reprise, léchant les bords de cette sucrerie poivrée, de ce
gâteau appétissant mais à l’odeur parfois rance. De plus en
plus dégarni, will oldham magnifie l’expression physique du
pince-sans-rire et arrache sa tête au reste de son corps.
Jamais nous ne serons arrachés de ses disques. You always
on my mind.
Gerale
de oliveira
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