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Après Sébastien
Schuller suivant Angil et une moindre mesure Syd Matters,
Guillaume Eluerd est le nouvel explorateur musical, plus qu'emballant
dés le no soap, sorte de chanson qui verrait David Sylvian
se balader sur la lune avec comme unique désir y rester. Avec
cette chanson, satellite, le plus dur sera de la quitter pour
aller voir le reste de l'album, car on ne quitte pas sans
difficulté, surtout que la ballade qui suivra est une ballade
pour les mauvais jours. Guillaume a la mélancolie plein les
yeux, des yeux qu'il protégeait d'ailleurs de la lumière,
ne voulant pas se brûler pour pleurer sans les brûlures qu'elles
soient de l'âme ou du soleil. Accompagnées le plus souvent
d'une guitare acoustique les chansons de Guillaume voltigent
malgré les atmosphères quasi pesantes (fêlure est une des
plus belles chansons de cette année) sans morosité, mais avec
la sensation qu'à lui seul il porte les malheurs des autres.
De là à le comparer à un saint il y a un pas que je ne franchirais
pas, même si brother what a world ! tend au christique. The
year of the gold a tout de la beauté des paysages d'automne,
une vraie couleur franche d'une production qui sait allier
valeur chaude de l'acoustique et vent frais de l'électronique.
The beauty of mankind. Sublime.
Gerald
de oliveira
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