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Avec son bonnet vissé et sa barbe mal taillée, badly avait
que rarement passé la porte d'entrée de mes oreilles, le trouvant
trop tendre pour les turbulences qui peuplent ce sens. L'entrée
apocalyptique entre une certaine British touch et la grandiloquence
pharaonique des Beatles ne me rassure pas pour la suite. Un
vrai théâtre ambulant et malade vers born again, petite ballade
au piano simplement mise en relief par un accompagnement pop
rock basique. Sur 40 days, 40 fights on est jamais loin de
la pop song parfaite limite griser de cette tentative de mettre
un nez rouge à la perfection comme All possibilities quasi-plagiat.
Le charme est là sur I was wrong que même morrissey ne renierait
pas, il l'a transformerait en pièce maîtresse. C'est bien
loin toute l'ambiguïté avec Badly, c'est que ces compositions
sont quasi parfaites, mais elles ne sont pas affranchies de
références. Centre peace a tous ses ascendants au premier
plan, the further i slide est elle une douceur pop avec désir
de grands espaces. On frôle même le génie….Mais trente ans
en retard. Pour Tickets to what you need c'est la BO d'un
futur Austin power qu'elle se voit liée, on en ouverture dans
une boite de nuit en déco Mondrian. On passera What is it
now, un Beatles pathétique ou Bedside story, un Elliott Smith
en roue libre avant le 16 et son intro lunaire, par un point
final magistral de ce disque. Badly s'y voit comme un magicien
qu'il est quand il laisse le passé de côté. Badly peut garder
son bonnet et sa barbe si cela le chante, mais qu'il déchire
définitivement sas calendriers. Pour un plaisir simple et
sans prétention….De la part de l'auditeur.
Gerald
de oliveira
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