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Il y a des soirs
comme cela où tout va bien. La télé vous invite à la détester
un peu plus, les films de plus de dix minutes ressemblent
à une mission impossible pour la concentration et le bout
des doigts est si râpé que tourner des pages pouvait faire
mal. Du haut de sa déstructuration et de son embonpoint le
retard scandaleux des disques à chroniquer finissait par emporter
la mise de ma soirée. Dés lors il fallait choisir un disque
à réécouter. Avec la dextérité d'un employé de voierie un
soir de dépouillement je pris un disque, priant que la chance
soit de mon côté. Chance ce n'est pas le mot, car croiser
H-burns c'est croiser l'œil du serpent juste avant qu'il ne
vous inocule le venin. Songwriter patenté le chanteur de dont
look back touche ici la perfection si celle-ci existe. Dédié
à Johnny cash, Songs From The Electric Sky file le frisson
de bout en bout, donnant à ces instants d'écoute un parfum
d'éternité. Impossible de ne pas penser à Dylan au Springsteen
de Tom Joad, au bien être d'un orage humide d'été quand la
température se montre déraisonnable. Ma soirée déploiera ses
ailes, la nuit suspendra son vol, mon temps se fera vampiriser,
et H-Burns entrera dans mon panthéon, où seul les amis du
hasard peuvent prendre place, car on ne les attendait pas.
Six cordes et la vérité. Enorme.
Gerald
de oliveira
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