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Un couple marche
vers un horizon incertain. Ils viennent peut être de se marier,
de quitter l'assistance, car des bruits idoines remplissent
peut à peut l'espace dans ces temps de guerre ou les avions
ne servent pas qu'au courrier du cœur. La bobine a la tête
qui tourne, et fait tourner la tête pour une synergie parfaite.
Le décor est planté, les magiciens sont en place c'est à eux
de jouer. Two Stories High, ou comment rendre aux accidents
le droit de vivre, ou comment unir (des mariés ?) synthétique
et acoustique dans un même élan quasi héroïque. Quand Orden
E Progresso est un blason chez les Auriverde il est un pan
complet d'incertitude jubilatoire jusqu'en ses entrailles.
Quand EK Copy germe c'est l'arbre de Talk Talk qui pousse
dans un jardin imaginaire non loin de celui de Colin Greenwood.
Quand Headphone signe Two Stories High c'est notre assise
qui vacille et notre perception qui démissionne pour la spontanéité.
Que va devenir ce couple. Peut être rien, peut être va-t-il
se perdre sur une île à tortue ou s'aimer sous un tapis de
bombe, son sort n'est pas le notre car nous avons aussi la
notre d'histoire. Manset voyageait en solitaire….Headphone
lui nous accompagne, mais avant tout pour nous perdre. Jubilatoire.
Gerald
de oliveira
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