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Trop longtemps
dans l'ombre pas toujours reluisante d'une soeur qui a fait
de la vulgarité son fond de commerce, Helena a tracé sa route
sans plan de carriére bien défini, allant là où elle voulait
aller le moment voulu. Aprés trois premiéres experiences discographiques
aussi diverses que variées Helena prend le temps de faire
un tour dans le passé, en nous faisant découvrir Serge Rezvani
iconnu illustre, qui aura fait fredonner ses chansons à des
millions de personnes. Qui en se croyant atteind précocement
de la maladie d'alzhzimer n'a pas chanté la mémoire qui flanche.
Qui n'a jamais chanté le tourbillon en pensant à Jules et
Jim, à Vanessa et à Jeanne. En dix neuf chansons, parmis lesquelles
des duos, Helena donne au repertoire de Serge une intemporalité
étonnante. Il y a de quoi ne plus savoir quelles pistes explorer
parmis ces perles mélodiques, chantées par une chanteuse à
la voix suave et savement éraillée. Sans parler de ligne Claire
car cela serait faire offense à ces chansons parfois directes
et tendres (la peau léon) on parlera d'un art que seul les
escrimeurs peuvent déployer, toucher là où l'on marque. Accompagnée
de Vincent Delerm (même lui gagne ma sympathie le temps d'un
titre….) de Marie France sur un superbe et troublant jamais
je ne t'ai dit…. Mais aussi de Katerine sur la bécasse, Philippe
de retour dans son repertoire de la mauvaise éducation et
surtout Serge Rezvani sur nous vivions deux, titre qui résume
bien l'oeuvre de serge, l'amour, même le deviant mérite aussi
l'excellence dans l'écriture. Merci à Helena de sortir de
l'ombre ces chansons, signant le meilleur album de chanson
française de l'année, arrangé avec une patte de velour (blues
indolent va m'accompagner tout cet auomne). Sublime.
Gerald
de oliveira
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