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Le premier titre
du troisième album des désormais San-Franciscains d'Hudson
Bell (le nom de la tête pensante de ce trio), " Slow Burn
", frappe après écoute de l'intégralité des six morceaux qui
prennent sa suite par son caractère programmatique. Une lente
combustion c'est en effet la réduction de matière qu'opère
le très réussi When The Sun Is The Moon. Combustion d'une
écriture pop consécutive à l'extension d'inextinguibles brasiers
psychés nourris à l'oxygène de ses guitares fuzz. Embrasement
des sens aussi, comme éveillés par le mouvement circulaire
qu'imposent ces ballades étourdissantes et la voix indolente
et sèche de Bell. Quand les dernières notes de " Sea Horse
" -long serpentin de guitares bègues et de motifs vocaux doués
d'ubiquité- s'achèvent, on se sent alors durablement transformé.
Au total, une lente incandescence de près de quarante minutes
et l'exposition à des flammes dont on provoquera sans attendre
le retour.
Benjamin
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