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Il y a presque
trois ans I love ufo participait au premier volume de nos
compilations après un ep qui frôlait la cyclothymie et un
titre, like in the movies faisant exploser mon compteur itune
et les oreilles de pas mal de frustrés d’une alliance entre
la folie d’un dragster et l’épiderme à façonner. Avec ce titre
I love ufo pouvant faire toute sa carrière, signant comme
geste ultime et premier un paysage que la nature pourrait
mettre des siècles à façonner sous le feu des volcans. Les
trois I love ufo eux jouent avec les volcans, jouent avec
cet hymne improbable qu’ils se plaisent à malaxer, comprimer,
accélérer. Dans la lave ils se baignent pouvant aussi improbable
que cela puisse paraître réunir sous le même casque les amateurs
d’un métal virulent et les adeptes des courses fortes vers
l’émotion. Wish aurait pu reprendre sa devise olympique si
celle-ci n’était pas rattrapée par une image parasitée par
les corollaires d’une addiction à l’écrasement. Le trio ne
s’épanche pas, ils culminent sans sadisme sous un fleuve en
fusion, sans toucher ne serait ce que du doigt la caricature
ou la facilité, se rongeant les ongles autant par la peur
du vide provoquée que par l'absence de frein, mais aussi par
celle de ne pas plaire. Wish cherche la rupture par la découverte
traversant les reliefs avec la dextérité surnaturelle d'un
héros de jeu vidéo. Loin de l'apocalypse toujours très prêt
de l'émotion par la surtension, Wish est le disque que Bob
Mould écoutera en premier quand il aura définitivement payé
son retard d'électricité. Un grand disque erratique.
Gerald
de oliveira
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