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Patronyme trompeur
que celui choisi par Chris Barth et les siens pour désigner
leur formation. A l'écoute de Tum, il semble en effet que
le quatuor de Bloomington (Indiana) n'éprouve aucune difficulté
à peindre des paysages sonores aux formes certes pluridimensionnelles.
Edité à l'origine à quelques centaines d'exemplaires avant
la parution d'Horus (2005), cet album tient de l'Op Art musical
qui tourne la tête. Un folk rock popisant et psyché -tantôt
plus pop que psyché (" Florida Silver Springs "), tantôt plus
psyché que pop (" Twisted Sol Epoch ")- y trace des lignes
arquées et multichromatiques qui figurent au final un champ
à la fois aride et verdoyant qu'il fait bon fouler. Recommandé.
Benjamin
Ce
groupe américain (originaire d'un coin paumé de l'Indiana)
nous livre avec "Tum" un album bucolique très agréable. The
Impossible Shapes a concocté quelques belles chansons folk-pop
(Florida silver springs, Late summer sky, Willow willow yew),
agrémentées de multiples petites pièces instrumentales. Seulement
2 chansons de plus de 3 mn, le groupe préfère garder des chansons
concentrées plutôt que de les délayer dans une sauce fade.
Malgré cela (17 morceaux, 31 mn), l'album reste assez cohérent.
Les 4 compères qui tiennent la barre du groupe ne semblent
pas nés de la dernière pluie à la vue des photos du groupe.
Avec une instrumentation assez classique (guitares, batterie)
plus quelques cordes, The Impossible Shapes nous font faire
un joli tour de ce que certains appellent l'americana, du
folk au country-rock, en passant par quelques ambiances teintées
de psychédélisme. Par moments, The Impossible Shapes emprunte
la route poursuivie par Animal Collective (Little gloves).
Mais souvent, il me fait penser à The Kingbury Manx (coïncidence
pour le nom en The à 3 mots). Le seul reproche que l'on peut
faire finalement à cet album est de ne pas avoir de sommets,
le truc qui ferait que l'on y reviendrai plus souvent.
Julien
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