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Quelle année
musicale 2007 !!! Aarcade Fire est revenue de où on
ne revient jamais indemne, un premier album météorite,
Joy Division sera bientôt le sujet d'une émission
d'investigations de M6, PJ Harvey a délaissé
sa guitare et donc Radiohead a sonné le glas de l'industrie
du disque avec un bel arc en ciel qui je vous le rappelle
arrive avec le soleil après une belle pluie. Profitant
de la rapidité des échanges, le groupe court-circuite
les machines à frique que sont les maisons de disque,
oubliant, et c'est bien le seul reproche, que derrière
les gros hommes à cigares qui utilisent leurs ipod
uniquement pour visionner les vidéos de week end scabreux,
dérrière tout cela se cache une industrie dans
laquelle travail des contemporains, des pères de famille,
des femmes seules, population qui pourra pleurer en mettant
creep une dérniére fois avant que l'éléctricité
soit définitivement coupée le lendemain, car
le code du travail lui se desagrége encore plus vite
qu'une information se transmet.
En donnant ce qu'il veut, l'internaute (est internaute avant
d'être consommateur de musique ? ne particpe t'il pas
avant tout à un acte nouveau, faisant acte avant de
se faire plaisir) peut donc prendre possession des titres
du nouveau Radiohead, retrécissant le temps d'un coup
d'un seul, car comment ne pas imaginer un album terminé
le mardi soir pour une mise en ligne le lendemain ? Mais quel
intéret ? le seul, et non des moindres est de proposer
une version impalpable mais consommable, sans l'obligation
de se procurer le moment voulu l'objet dit " à
l'ancienne ". Pour ceux qui ont la mêmoire courte,
nous pourrions vous parler nottamment de la demarche du label
toulousain unique records, qui offre en téléchargement
ce qu'il vend dans le commerce traditionel, comme on achéte
un melon ou des giroles en les sentant (demarche militante
et courageuse
.deux mots loins du vocabulaire de l'industrie
du disque).
Difficile dés lors de porter un jugement sans comptabiliser
dans les points positifs ou négatifs, la nouveauté
du geste, la vitesse de la proposition et encore plus d'y
accoler un recul suffisant qui ne rendra pas l'écrit
ridicule car trop diffu à l'aube de l'histoire. Facile
entre autre de finir la chronique par hail to the thief en
fustigeant les dénonciateurs. Mais the rainbows est
un bon disque, que dis-je un très bon disque, une merveille
de plus, un album qui donne à l'auditeur le droit de
passer de l'arc en ciel sombre de l'accusation de redite pour
finir dans le ciel étoilé de la fascination.
Pas un hasard si le dique commence par deux morceaux musclés,
upercut nécessaire pour reveiller les esprits grincheux
et les invités comme moi un jour de gréve sncf
d'entammer une danse epileptique après deux minutes
et six secondes de bodysnatchers. Radiohead préfère
entamer le combat en lachant les armes lourdes comme si OK
computer n'avait jamais existé. Ensuite les titres
s'aligneront comme des généraux, médailles
du passé sur le plastron, l'air à la fois goguenard
car tout cela reste du spectacle mais aussi mutin car le tour
est bien joué. The rainbows méritera une analyse
plus poussée, moi instinctif, quand les éléments
seront gravés et empactés, à l'ancienne.
D'ici là Nude et Reckoner (Bono a déposé
ses jalons pour passengers le retour) auront fait un malheur
et auront (peut être) oublié que tout cela n'est
en fin de compte
..que de la musique. A vos oreilles
messieurs dames.
Gerald
de oliveira
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