ADA:
Ordinary days est l'album parfait pour se sentir heureux
tout en gardant une larme au coin des yeux. Tu es d'accord
avec cela ?
Lisa:
Je suis très heureuse que l'album te rende heureux, vraiment.
Tu sais, c'est difficile de juger comment vont réagir, souvent
que ce soit pour la musique ou d'une manière générale pour
la vie, il me semble toujours marcher sur cette ligne entre
bonheur et tristesse, cela me fait donc plaisir que tu aies
ressenti cela à l'écoute de l'album..
ADA:
Comment c'est construit ce disque ? Les chansons ont elles
misent six ans à venir, ou sont elles arriver d'un coup
? N'avais tu pas peur de trop douceur ?
Lisa:
Depuis le début de notre collaboration avec Mark nos intentions
étaient très différentes, je désirais un enregistrement
plus comme " un groupe " et j'avais déjà 6 ou 7 titres quasi
prêts. Le son " groupe " sonnait très bien mais il s'est
avéré que les morceaux qui sonnaient le mieux avec ma voix
était ceux très acoustique. Aussi Mark et moi nous nous
sommes laissés guidés par les titres. Je voulais aussi enregistrer
un album qui soit bien équilibré entre les titres plutôt
heureux et ceux plutôt mélancoliques, on a donc laissé de
côté les titres vraiment tristes. Pourquoi 6 ans ? Parce
qu'entre mon dernier album et celui-ci j'ai eu des enfants
… Mark était aussi très occupé de son côté donc j'ai attendu
…..
ADA:
Comment c'est fait la jonction avec Mark kozelek ? As tu
laissé l'ensemble de la production entre ses mains, où avais
tu des envies sur les arrangements ?
Lisa:
J'ai rencontré Mark pendant un de ses concerts à Baltimore,
il m'a emprunté ma guitare. Je me souviens nous avons simplement
commencé à parler et tout s'est fait naturellement. Travailler
avec lui a été tout simplement un cadeau. Il était si généreux
de son temps et de son talent et en même temps très humble
. Son approche des choses est totalement physique et vrai
de la capture d'un son quasi " live " Il semble travailler
à l'intuition à un fort niveau émotionnel. Etant un artiste
lui même, je crois que c'est plus facile pour comprendre
les chanteurs et le challenge d'un enregistrement.
Pour
moi, l'enregistrement semblait aller vers une direction
honnête ce qui faisait sens pour moi car c'était exactement
où j'en étais dans ma vie. Quand les émotions sont vraies
et du cœur, je les laisse simplement arriver.
ADA:
Ordinary days n'est il pas le symbole que le plus simple
reste le mieux ? Mais est si simple de faire simple (rires)
?
Lisa:
C'est vrai qu'il est difficile de rester simple parce qu'il
est si facile d'arranger les choses et de masquer la vérité.
Parfois j'essayais de me restreindre mais Mark m'en demandais
plus et il avait raison ! rester simple est parfois plus
complexe qu'il n'y paraît… oui !.

ADA:
Es tu avant tout une idéaliste ? C'est quoi ta devise ?
Lisa: Oui, je me considère comme une personne idéaliste,
j'essaye en permanence d'équilibrer mes deux côtés. Le cynisme
ne m'a jamais entamé même si parfois …
ADA:
Comment sont venues chez toi ces notions d'espoir et de
rédemption ? as tu suivi une éducation religieuse ?
Lisa:
Bien que je me considère comme spirituel, je ne pense pas
vraiment être " religieuse " La connexion spirituelle semble
toujours venir de très petite chose en la présence de quelque
chose de très grand. Pour moi, l'espoir et la rédemption
sont nécessaire à la vie. Ils aident à survivre.
ADA:
D'ailleurs où as tu grandis et où vis tu ?
Lisa:
J'ai grandit dans le New Jersey à 45 minutes de New York
et maintenant je vis dans la campagne proche de Baltimore.
ADA:
Ce cadre géographique a t'il une influence sur ta musique
?
Lisa:
Pour moi ces chansons sont le reflet d'un monde intérieur
et elles auraient pû être écrite n'importe où

ADA:
Si je te parle d'Harriet Wheeler cela te gonfle ? Tu comprends
pourquoi ?
Lisa: Cela ne me gène pas d'être comparé à Harriet Wheeler,
les comparaisons semblent donner au gens qui ne me connaissent
pas un point de référence.
ADA:
Tu te sens proche de qui en ce moment sur la scène américaine
ou européenne ?
Lisa: Je me sent un tas d'affinité avec plein d'artistes
indépendants qui joue de la music simplement pour l'amour
de celle ci, particulièrement les artistes qui ont quelque
chose à voir avec le beau et l'unique. J'écoute en ce moment
Sun Kill Moon, Ellioth Smith, Suzanne Vega, Simon & Garfunkel,
Sufjan Stevens et Robert Deeble.
ADA:
Tu regardes en fin de compte la vie dans un microscope et
tu ouvres les grands espaces. Serais tu une fée ?
Lisa:
Merci beaucoup, mais non … définitivement je ne suis pas
une fée !
ADA: Pour finir, as tu soufflé sur (le pissenlits ? Je
crois que c'est cette fleur) qui orne ta pochette ? Et si
oui penses tu que cela fait parti de ces plaisirs simples
mais extraordinaires ?
Lisa:
Cette photo a été prise près de Portland dans l'Oregon par
Nyree Watts et je l'adore ...
ADA:
Un dernier mot ?
Lisa:
Merci beaucoup d'avoir pris le temps d'écrire ces questions
intéressantes !!