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ADA : Pouvez
vous nous présenter le groupe ?
Kim Novak :
kIM NOVAk est constitué de Jérémie(guitare / chant), Hairday
(guitare), Ugo (basse) et Cyrill (batterie),
ADA : D'où vous
est venu le nom du groupe ? Une passion pour la belle Kim
?
Kim Novak :
Nous cherchions, comme tout groupe qui se forme, un nom original,
avec une consonance facile à retenir, évidente… Prendre le
nom de l'actrice s'est fait en plusieurs étapes. C'est en
réfléchissant d'abord sur une esthétique visuelle scénique
(décors, couleurs, etc…) que nous avons évoqué le film Pas
de printemps pour Marnie (avec Tippi Hedren) dans lequel le
rapport au rouge est omniprésent. De fil en aiguille, en évoquant
par amusement le nom des actrices blondes chez Hitchcock,
Kim Novak s'est imposé comme un nom de groupe efficace, plus
par sa sonorité que pour l'actrice en elle même.

ADA : Depuis
votre première démo vous êtes passés du trio au quatuor ?
Qu'est ce que ce changement a le plus apporté au groupe ?
Kim Novak :
A la base, nous étions trois, deux guitares et un sampler.
Ugo à la basse s'est intégré à la formation, nous avons continué
un peu dans cette configuration pour finalement choisir une
position plus live, avec Cyrill à la batterie. Nous composions
en fait des chansons qui s avéraient être complètement issues
du songwriting classique, qui ne demandaient, je pense, qu'à
être jouées sans être bloquées par les machines, avec la sincérité
de nos humeurs. Au final, les machines ont fini par nous lasser,
mais nous y sommes revenus un peu pour les morceaux du CD.
Pour le live, il y a une efficacité et une urgence dans un
combo rock que peut pénaliser l'utilisation de machines.
ADA : Combien
de temps vous aura pris la conception et l'enregistrement
du disque ?
Kim Novak :
Avant d'enregistrer le disque, nous avons tourné pendant deux
ans et composé régulièrement des morceaux qu'on validait,
destructurait ou abandonnait au fil des concerts. Ca nous
a permis de nous trouver, instrumentalement parlant. Un mois
avant le studio, nous sommes rentrés en phase de pré- prod
afin de régler les derniers questionnements concernant les
arrangements. L'album a été enregistré en 10 jours, peu de
temps pour douter donc !

ADA : Le choix
de Markus Dravs comme producteur était une volonté forte chez
vous ?
Kim Novak :
Sean Bouchard de Talitres Records nous proposait plusieurs
producteurs. Nous nous sommes fixés sur Markus à la vue de
son parcours musical, ses collaborations qui montraient qu
il maîtrisait autant la musique aux approches electro (Bjork,
Brian Eno) que celles flirtant avec le format rock (Arcade
Fire)
ADA : La ressemblance
avec Matt Berninger sur "In the Mirror" est surprenante non
?
Kim Novak :
C est vrai que beaucoup de gens nous ont parlé de cette ressemblance
avec The National … La vérité, c est que je ne connaissais
pas (disons plutôt pas aussi bien qu'aujourd'hui) ce groupe.
Toute ressemblance est réellement fortuite ! Sur ce morceau,
nous cherchions plus à raconter une histoire à la manière
d'une chanson de Lou Reed, désabusée et un rien blasée… Coney
Island en tête…

ADA : Quelles
sont vos sources d'inspiration pour l'écriture ?
Kim Novak :
Je pense qu'elles sont communes mais nous sommes également
issus d'univers musicaux différents, chacun a donc ses petits
préférés. Me concernant, je me sens proche de Lou Reed donc,
des Pixies, Beatles, Dylan, Clash, Smiths… Peu de rapport
entre les styles finalement, tant qu'ils procurent ce dont
j ai besoin.
ADA : La tension
est palpable comme chez The National de façon masquée, mais
tangible comme chez Interpol. Kim Novak c'est la tension sans
l'apparence ?
Kim Novak :
C'est plus intéressant au final de créer ce type de sensation,
qui touche au ressenti, plutôt que d'amener tout de façon
évidente. Le plus compliqué dans la musique c'est d'éviter
la facilité. Tant mieux alors, si nos morceaux ont une face
apparente et des recoins sombres.
ADA : Comme
souvent un groupe commence à jouer des reprises, vous vous
souvenez sans honte des premières reprises ?
Kim Novak :
Sans honte, on s'est exercé une fois à ce petit jeu, lors
d'une soirée où chaque groupe devait reprendre un ou deux
morceaux. Nous avions opté pour Vertige de l'amour (que nous
rejouerons certainement un jour) de Bashung et j'ose à peine
le dire… Banana Split de Lio (que nous ne rejouerons jamais).
Grand moment de solitude en fait….

ADA : L'avenir
c'est une belle tournée, mais êtes vous déjà sur l'écriture
du prochain album ?
Kim Novak :
Nous attaquons le deuxième album en montant quelques chansons
; quelques unes sont déjà au point, d'autres sont encore à
l'état de maquette. Ce qui est intéressant, c'est que la tournée
va nous permettre de tester ces nouvelles chansons et de pouvoir
à l'avance voir l'effet qu'elles procurent. Un test live avant
les versions album.
ADA : Le mot
de la fin est pour vous :
Kim Novak :
Pourquoi. .
Interview
réalisé via mail en septembre 2007
Crédits
photos Live : Laurence GENDRY Crédits photos Promo (couloir
Noir & Blanc ) : D. Roosens / L. Lehouelleur
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