ADA
: The Wedding Soundtrack a sorti un album en 2004 chez Another
record, " Sing along before you drown " ; vous vous apprêtez
à sortir un nouvel album. Peux-tu nous en parler ?
TWS
: Le premier album avait été fait seul et depuis j'ai rencontré
Mathilde et Simon. La vie a changé et c'est parti d'un song
writing déjà un peu bizarre a quelque chose de plus éclaté
avec des frontières qui s'étirent. Le deuxième album s'est
donc écrit sans se poser de questions, on voulait donner
le meilleur de ce que l'on pouvait faire. Il y avait des
choses que l'on voulait explorer, ce qui a donné un mélange
de chanson plus rock n' roll , comme tu le disais tout-à
l'heure dans l'esprit de Pavement (NDLR : je confirme le
sublime effet ultra foutraque de leur prestation au Pop
In qui rappelle aussi bien Elliot Smith, Lou Barlow que
les Pavement du début…) et puis aussi de choses plus orchestrées,
on a eu la chance de travailler avec un excellent pianiste
qui a fait une reprise d'un de nos morceaux. C'est un super
pianiste spécialiste de Ravel. C'est assez ahurissant de
voir le travail qu'il a fait sur ce morceau. On a essayé
de chercher dans beaucoup de direction.

ADA
: Que réponds-tu à ceux qui comparent ta voix à celle de
Bright Eyes ???
TWS
: Moi j'ai découvert Bright Eyes parce que l'on comparait
ma voix à la sienne. Du coup j'ai écouté, j'ai aimé. Donc
je prends surtout pas çà comme une insulte. Cà ne me gène
pas, disons que si on me comparait à Brian Molko, ce serait
un autre débat. ADA : Tu fais partie d'un label qui est
très lié à Internet, quel est ton opinion sur les projets
de lois sur les DRM ? TWS : Mon opinion, c'est juste que
c'est très con (sic) !! On fait un truc, on essaye de la
donner aux gens. Et d'un coup on ne sait pas pourquoi, on
n'a plus le droit de " donner " notre musique aux gens !
Quelque part c'est quand même notre truc, donc on devrait
avoir le droit de le donner ou pas ! C'est donc totalement
absurde. Ma réflexion ne va pas vraiment au delà. Maintenant
j'ai des gens dans mon entourage qui travaillent pour Lynux
et je comprends que çà puisse les gêner dans une autre mesure.
Mais quelque part c'est la même démarche . Eux travaillent
à développer des logiciels et nous, on travaille sur de
la musique. Mais que soudainement on devienne hors-la-loi,
c'est à devenir dingue .