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Dans la grande série des groupes donnés pour mort (ce qui
explique le retard de cette chronique, le temps de prendre
des assurances auprès de la famille) je vous présente Jack
le groupe d'A. Reynolds. Jack ou Jacques (la version culture
française du groupe) avaient déserté les bacs de sorties pour
virer vers ceux des soldeurs. Et pourtant le groupe méritait
de prendre la place d'une frange moins glorieuse de la pop
anglaise. Mais, certainement victime d'une sophistication
ennemie des grands tuyaux de diffusion, Jack devait rendre
les armes à défaut des âmes. C'est en début de siècle que
Jack signe son retour avec the end of the way it's always
been, titre du morceau de bravoure qui ouvre le disque, vaste
chanson parlé qui doit autant au velvet qu'a William Burroughs.
Enchaînant avec The emperor of new london, anthony nous dessine
un nouveau Jack sur les esquisses des premiers, narrant, derrière
une vague de vapeur, des histoires de fantômes. Pour with
you I'm nothing, on se dit qu'anthony n'a pas réglé ses problèmes
et qu'il n'est pas encore libre. Dommage. Discocafesociety,
rallonge une sauce peut appétissante, voulant s'avilir pour
le grand public. A trop se forcer plus rien ne rentre et ce
n'est pas le reste sirupeux et indigent qui changera la donne,
promettant à anthony le goudron et les plumes. Pour la fin
revenant à ce qu'il sait faire le mieux, mais qui malheureusement
l'a tenu si longtemps éloigné. Jack aura toujours une carrière
impossible, alors autant garder sa ligne.
Gerald
de oliveira
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