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JOM (ce sera plus simple en les appelant comme cela) est un
groupe mystérieux. Apres un change très réussi, le label all
tomorrow's parties a eu l'excellente idée de ressortir ce
the magick fire music/wow en cd. Seulement accessible aux
possesseurs de platine, ce disque est désormais disponible
sur deux cds. Alors laissons nous porter par le premier disque
ce magick fire music. Le disque énonciateur de change joue
un peu dans les mêmes ambiances. Et ce n'est pas pour nous
déplaire. Des guitares toutes tordues, des instruments malmenés
dans tous les sens. Le résultat est superbe : de magnifiques
morceaux, à la fois répétitifs et ingénieux, des tonnes d'idées
par titres, qui du coup durent près d'un quart d'heure pour
la plupart, des montées en puissance, mais des montées sur
du velours. JOM maîtrise tous ses ingrédients. Il maîtrise
leur son également. On sent des influences, mais on sent aussi
la touche JOM, cette touche fait de cuivres, d'instruments
disloqués. Apprécier JOM se mérite, il faut être attentif,
concentré. C'en est presque physique, ce voyage vers la lune
est épuisant, mais ne dit on pas que la fatigue physique est
bonne pour notre santé. Toujours est il, que the magick fire
music, est absolument superbe, nous rappelle de bons souvenirs,
nous fait découvrir de nouveaux horizons et nous fait rêver.
Quant a wow ! on attaque direct ce disque par un morceau presque
pop, enfin de la pop selon JOM. La reprise surprend, puis
tout ce bordel organisé se met à nous faire bouger le pied,
puis la tête… Puis on attaque les deux derniers morceaux,
sorte d'hymne au free jazz, a la musique improvisée. Ces deux
morceaux longs de plus de quarante minutes à eux deux, nous
emmène haut, nous psychédélise par moments même. Puis tout
se fait en douceur, la redescente vers le sol est des plus
agréables et wow ! se finit, par un logique wow ! de bonheur.
Alors le voyage aura été long, éprouvant, marqué par une pause
pour changer de cédés (petite blague de mauvais goût je vous
l'accorde), mais comme dirait thierry roland putain quel pied.
On passe par toutes les émotions avec ces deux disques, on
épluche les principales influences de la musique moderne et
on se retrouve finalement avec un disque fabuleux. Vive le
cédé ! En vous remerciant.
Gerald
de oliveira
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