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Patron du label
Tigursushi mais aussi remixeur de renom, Joakim, laborantin
de l'électro made in France, est de retour avec un troisième
album au titre énigmatique de monsters & silly songs. Disque
long, cet album brouille ses pistes à ne pas les utiliser
complètement. Sans le tellurisme que pouvait avoir le pompeux
outside de Bowie, Joakim arbore sa panoplie de jouets extraordinaires
mais les abandonnent rapidement, comme un enfant laisse sa
grue au profit du carton un soir de Noel. Alors on se perd
dans ce monstre, ou l'humour qui semble présent, parait être
un dérapage non contrôlé par son auteur. Comme Ariane qui
cherche son fil, nous cherchons le lien de tout cela comme
nous prospectons toujours sur le dernier DJ Shadow juge de
paix de l'an dernier au niveau des enfilades. Comme dirait
un pêcheur rebroussant chemin alors que la mer semble ne pas
savoir sur quelle vague surfer, rien ne s'amorce. C'est peut
être cela le drame.
Gerald
de oliveira
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