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Nous avions quitté le premier l’abum de Katamine avec l’impression de ne devoir sous aucun prétexte laisser tomber le garçon sous peine que celui-ci ne perde définitivement contact avec le monde des vivants. Les chansons folk de Katamini sont sorties aux forcepts de la bouche de son auteur, l’âme étant le dictateur. De ces chansons à vif, l’ombre a gagné sur la lumiére, comme en ces soirs funestes ou l’on demande au soleil de prendre congés après nous avoir agrandi les perspectives. C’est la vie qui nous est dépeinte ici, une vie qui passe entre le désespoir et les espérances, encadrée par la naissance et la mort. Comme chez Will Oldham, Katamine réfléchit à la fin de toute chose dans un prisme mélancolique et violent à la fois. Frissons et effrois cotoient parfois l’ennui et les plages sans reliefs, car Katamine conjugue l’urgence sans close de style et encore moins de recul. Le meilleur (is every ending est comme sorti d’un album sombre de REM) est toujours au rendez-vous de ces chansons, mais comme des ours mal léchés nous préferons souvent le pot de miel plutôt que de prendre la forêt entre nos bras. Il y a des espoirs.
Gerald
de oliveira
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