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A la blancheur
opaline des rêves que Kim nous aura suggéré tout au long de
sa filmographie, le groupe Kim Novak aura à nous offrir des
chansons ténébreuses et denses, que la proximité avec The
National (in the mirror semble sortir de cherry tree avec
un coup de trait appuyé au Velvet) ne parviendra pas à voiler.
Disque mature aux compositions multiples (Neil Hannon va adorer
If) le premier album de Kim Novak se faufile dans des piéges
qu'ils pouvaient s'imposer, évitant les patrouilles d'interpol.
Kim Novak fonctionne plus comme Alfred Hitchcock se montrant
dans chacun de ses films ou comme Tarantino laissant des liens
dans le moindre plan, le groupe envisage sa discothèque non
pas comme une source d'inspiration, mais comme un repère (female
friends laisse à penser que Joy Division et Cure logent sur
les rayons). Produit avec des doigts de fée (around your neck)
luck accident ne se laisse pas départir d'une tension que
les six cordes retranscrivent (lost at play) comme si la vie
même de son guitariste en dépendait. Il y aurait beaucoup
à dire de ce disque de ce qui pourrait bien être le meilleur
groupe français, et il y aura longtemps à dire de ce disque,
car de better run à swallow en passant pas le poignant et
terminal on my back ceux sont des myriades de possibilités
d'écoutes qui nous sont offertes. Et de terminer cette chronique
en remerciant ma vieille machine d'un OK computer. Très grand
disque.
Gerald
de oliveira
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