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Ce qui peut être
navrant dans la naissance d'une hype c'est l'impossibilité
des commentateurs de cette soit disant tendance d'y voir un
signe, un goût pour une période ou un groupe. Klaxons n'y
aura pas échappé. Outre la musique, qui nous intéresse avant
tout, le groupe est connu pour ces tenues vestimentaires d'un
goût aussi sûr que Robinson Crusoë se présentant à Vendredi.
En fait de goût, cette coloration jusqu'à l'écoeurement découlera
d'un clip réalisé avec les moyens du bord, avec les fringues
les moins onéreuses pour un groupe qui n'avait qu'un espace
à lui avant de déborder sur le notre, car myths of the near
future va nous manger notre espace vital, nous prendre les
derniers espaces de liberté de notre cortex pour en faire
un dancefloor intelligent et belliqueux envers une soupe que
nous buvions depuis la fin du madchester de Manchester. Trio
nourrit entre la techno et l'indie, les klaxons font un lien
que les Chemical Brothers auront raté faute de mélodie, car
ce groupe " dépote " comme dirait un Guillaume Durand interviewant
un membre de Luke " oh les gars vous déportez ! ". Recyclant,
à l'image de leurs fringues, les Klaxons font de myths o the
near future un jeu de piste sans commune mesure qui peut même
voir les fans de Paul Simon en découdre dans un trivial pursuit
d'anthologie avec les fans des Happy Mondays ou de New Order.
Orgiaque, Klaxon qui vient de grec crier à tout de la farce
qui n'en serait pas une. Derrière cette décontraction et ce
je m'en foutisme de façade se cache le trio le plus intéressant
venant de la perfide Albion depuis des lustres, n'en déplaisent
aux fans des Bloc Party et autres Franz Ferdinand, devant
leur succès à la vacuité de la période plus qu'à une attractivité
puissante. Klaxons sonnent comme le bois chantant un soir
de feu de la saint Jean, un grand bûcher dans lequel rien
n'est déconseillé pour l'atmosphère et où tout se consume.
Jetez vous dans le feu, et n'hésitez pas à trouver des réponses
à vos questions, elles seront toujours aussi drôles qu'un
cri de ralliement. Jouissif .
Gerald
de oliveira
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