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Une ancienne ad no x qui vous poste son cd, c'est comme une
immense déclaration de guerre ouverte n'ayant que de très
lointains rapports avec cette musique asexuée et castratrice.
Avec son nouveau projet large number on serait plutôt vers
un acte libérateur, la création en direct d'une pieuvre. Un
animal protéiforme qui ouvrira et fermera (thecreaky ok/ the
hearth has shrunk in the wash) comme death in vegas sait marteler
les choses. L'animal saura faire preuve d'humour (Pink jazz)
via une intro décapante pour un morceau hilarant d'imitation
rap du nord de l'Angleterre, lorgant vers une bonne pop musique
sur un refrain simpliste et frais. Après un passage sur la
ligne du chemin de fer de lars van trier (hunchback in the
dark) large number se posera (crazy) pour une folk song au
milieu d'un champs d'une assemblée multipiste, multisupports
et à nulle autre pareil (comme une rencontre entre paula frazer
sexy et un david bowie sans compte en banque). Toujours dans
ce champs magnetics, chronosynclasticinfundibulation sera
une parfaite ballade dans un shot them up en 3D. C'est alors
que spring on electris et son intro pour danse de châtelain
bifurquera vers un n'importe quoi illustrant à merveille une
toile de kandinsky. De kandinsky à scoubidou il n'y a qu'un
pas, celui du désopilant the transgenic banjo player et son
chien sous exstasy. Après autant de substances, lexical synesthesia
est une folk song brute et détonante, un choc soudain, détonante
et inattendue, tout juste décoré par des animaux bizarres
d'un peintre cité plus haut. Et il en sera toujours de même
le temps de ces quatorze titres, véritables expériences autorisées
de ce spray on sound, un repos pantagruélique et rieur, qui
fait de ce disque l'une des surprises de cette année. Je comprends
mieux la réception. A découvrir absolument.
Gerald
de oliveira
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