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Les oeuvres artistiques
sont souvent le témoignage de l'importance des paradoxes.
Quand Sam Smikoff instigateur du projet Le loup a commencé
l'écriture de ce premier album, celui-ci traversait une période
terrible de son existence, le genre de moment pendant lesquels
parfois on se demande pourquoi continuer. Le paradoxe c'est
que les morceaux de The throne of the third heaven of the
nations ' millennium general assembly (titre tiré d'une oeuvre
de l'artiste James Hampton) ne dégage pas une ambiance de
torpeur. Inspiré de l'enfer de Dante, l'album de Le Loup est
une quête une exploration au plus profond de l'âme quand celle-ci
n'est pas au mieux. On découvre dés lors des possibilities
infinies de l'esprit quand il se permet de divaguer. Sorte
de tour de babel l'écriture de Sam Simkoff est un tourbillon
qui absorbe tout ce qui l'entoure. We ars gods ! We are wolves
! est le paroxysme de cette écriture libre et dépourvue de
contrainte. A l'image d'Animal Collective (la folie furieuse
en moins peut être) les chansons de Le loup s'aventurent là
où le vent les portera, comme une fuite en avant obligatoire
(canto I & canto xxxvi) que nous serions bien incapable d'empêcher
mais les premiers à suivre. Une divine tragédie.
Gerald
de oliveira
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