| |
Ce n'est pas parce
que cette chronique est écrite en pleines vacances et que
cette maxime sied parfaitement à un souhait annuel, mais à
l'écoute de library tapes c'est vraiment temps suspends ton
vol. Dans la mouvance du mogwai des premiers prémices, library
tapes cachent sous un brouhaha proche de la déferlante orageuse,
une mélodie qui peine à trouver auditeur. Le piano a ici des
allures de lumière lointaine dans l'horizon. Une lumière qui
ne s'agenouille pas face aux éléments, mais qui garde plutôt
le front haut, le menton en gage de fierté. Le post rock ici
regagne ses lettres de noblesse, retrouve de la légitimité
sans se perdre dans les méandres d'un intellect castrateur
et donneur de leçon. Retour en arrière pour une musique qui
finissait par se donner des airs de nouvelle religion pour
fan des culs-de-sac. Libre comme l'air.
Gerald
de oliveira
|
|