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Le meilleur album
pop de l'année qui recycle le recycleur Beck en y ajoutant
les mélodies propres mais espiègles de Belle And Sebastian,
c'est ainsi que nous pourrions conclure en introduisant cette
chronique qui s'amuserait bien à créer des idiomes pour faire
passer le message. La conclusion comme intro comme un pied
de nez, une allégorie du meilleur du meilleur pour la fin,
mais quand la fin est au début. Il faut dire que ce disque
a de quoi mettre dans un drôle d'état se frisant les moustaches
face aux détenteurs de la recette du tube, rendant ce resquilleur
aussi pathétique qu'un joueur de bonto chez Sebastien. Lodger
fait dans l'efficace de qualité et soigné, se guidant avec
les étoiles de la pop indé, non pas celles des étoiles mais
celles des vingt dernières années. D'air (two smiles is a
long walk) à Beck (doorsteps) en passant par la bande de murdoch
et j'en cache encore sous mon bras, Lodger rivalise d'une
imagination certaine pour ne pas tomber dans l'écueil de la
partie facile. Les perspectives de Lodger sont dés lors immenses
(short man on TV m'a fait réécouter la discographie complète
de Joseph Arthur sans y trouver forcement meilleur) et Big
day semble taillé pour ne pas finir dans l'anonymat, malgré
une ligne de basse éhontée privilégiant l'hommage en ordre
nouveau. Plus complexe qu'une simple accumulation de tubes,
hi fi high lights down low est l'idiome sonore du bonheur.
Bonne pioche.
Gerald
de oliveira
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